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Extrait - Réseaux informatiques Notions fondamentales (10e  édition) - (Protocoles, Architectures, Réseaux sans fil…)
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Réseaux informatiques Notions fondamentales (10e édition) - (Protocoles, Architectures, Réseaux sans fil…)
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Normalisation des protocoles

Modèle OSI

Un aspect important dans l’ouverture des réseaux a été la mise en place d’un modèle de référence, le modèle OSI de l’ISO (Open Systems Interconnection of International Organization for Standardization). Celui-ci définit un modèle en sept couches réseau, présentes sur chaque station qui désire transmettre. Chaque couche dispose de fonctionnalités qui lui sont propres et fournit des services aux couches immédiatement adjacentes. Même si le modèle OSI est très peu implémenté, il sert toujours de référence pour identifier le niveau de fonctionnement d’un composant réseau. Ainsi, paradoxalement aujourd’hui, TCP/IP est mis en œuvre partout et même lorsque l’on parle de ce protocole on l’associe aux couches du modèle OSI (postérieur de 10 ans au modèle TCP/IP).

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Logo de l’International Organization for Standardization

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Site de l’ISO : www.iso.org

1. Principes

L’organisme ISO a défini en 1984 un modèle de référence, nommé Open System Interconnection (OSI), destiné à normaliser les échanges entre deux machines. Il définit ce que doit être une communication réseau complète. L’ensemble du processus est ainsi découpé en sept couches hiérarchiques.

Ce modèle définit précisément les fonctions associées à chaque couche. Chacune d’entre elles se comporte comme un prestataire de service pour la couche immédiatement supérieure. Pour qu’une couche puisse envoyer une commande ou des données au niveau équivalent du correspondant, elle doit constituer une information et lui faire traverser toutes les couches inférieures, chacune d’elles ajoutant un en-tête spécifique à ce qui devient une sorte de train. À l’arrivée, cette information est décodée, la commande ou les données sont libérées.

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Les sept couches du modèle OSI

2. Communication entre couches

Chaque couche assure une fonction bien précise pendant la transmission des données. Il s’agit en effet de diviser pour mieux régner. La couche N utilise la couche N-1 et fournit des services à la couche N+1.

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Le modèle OSI et les sept couches

On pourrait comparer ce mécanisme à celui de deux rois du Moyen Âge désirant s’échanger une missive et appartenant à deux royaumes, A et B. Le premier roi remet un parchemin à son grand chambellan, chargé à son tour de donner les consignes à son homme de main, qui à son tour va donner des consignes à un coursier...

Approche pragmatique du modèle en couches

Nous allons examiner une autre approche d’un modèle en couches réseau, en nous concentrant davantage sur le rôle de chacune des couches. Nous allons commencer par examiner une communication point à point entre deux périphériques en imaginant, par exemple, deux ordinateurs interconnectés par un câble. Progressivement, nous allons complexifier l’environnement d’interconnexion en ajoutant des ordinateurs, puis des composants d’interconnexion, pour nous retrouver finalement avec un interréseau complexe d’ordinateurs interconnectés de type Internet. L’objectif est de mieux comprendre ce modèle en couches indispensable, car la difficulté est grande de faire communiquer deux entités dans un environnement qui peut être hétérogène.

1. Niveau 1 - couche physique

Imaginons dans un premier temps deux ordinateurs autonomes qui souhaitent partager des informations au moyen d’un simple câble.

Dans cette représentation, les deux ordinateurs sont connectés directement l’un à l’autre : c’est une connexion point à point. Ainsi, au même titre que pour une connexion téléphonique, une fois celle-ci établie, les deux postes vont pouvoir s’échanger des données simultanément, et ce, sans même préciser qui est le destinataire : en effet, il n’y a pas d’ambiguïté sur celui qui doit recevoir les données, c’est celui qui se trouve au bout du câble !

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Niveau 1 : point à point physique

Ainsi, dans cette configuration, aucun identifiant n’est nécessaire et les informations peuvent être directement acheminées vers le bon destinataire qui est connecté à l’autre extrémité du canal.

Dans ce type de connexion point à point, il est nécessaire d’utiliser un câble croisé.

2. Niveau 2 - couche Liaison de données

À ce niveau, nous allons examiner l’exemple d’un environnement réseau en réseau local : Ethernet en étoile, avec paire torsadée.

Il importe peu, à ce stade, de comprendre parfaitement la technologie de réseau utilisée pour illustrer l’explication théorique, en l’occurrence Ethernet. Ce protocole sera précisément étudié après.

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Niveau 2 : réseau Ethernet en étoile

Comme on le voit sur l’illustration, tous les ordinateurs sont équipés d’une carte réseau. Elle leur sert à communiquer avec les autres entités connectées à ce réseau. Chacune est ainsi une sorte d’interface entre l’intérieur...

Normes et organismes

Dans cette partie, nous décrirons les principaux organismes de normalisation en matière de réseau et quelques exemples de réalisation.

1. Types de normes

On distingue les normes légales, de jure, des normes imposées par un constructeur, de facto, de fait de l’utilisation très répandue.

De plus, on qualifiera de propriétaire une norme inventée et contrôlée par une société et de non propriétaire une norme développée par un organisme de normalisation. 

2. Quelques organismes de normalisation pour le réseau

Il n’existe pas de source unique pour les normes. En règle générale, un organisme de normalisation coordonne les spécifications de différentes solutions matérielles ou logicielles. Parmi ces organismes, nous nous sommes attachés à ceux qui ont élaboré la plupart des normes réseau locales et internationales. Chaque organisme développe une zone différente de l’activité réseau.

a. American National Standards Institute (ANSI)

Il s’agit d’un organisme créé par des groupes d’affaires et industriels nord-américains et consacré au développement de normes en matière de commerce et de communications. L’ANSI travaille essentiellement sur les codes, les alphabets, les modèles de signalisation, les langages de programmation, l’interface SCSI.

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Site web de l’ANSI : www.ansi.org

L’ANSI représente les USA au sein de l’ISO. Attention à ne pas confondre l’ANSI avec l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI). En effet, cette dernière est nationale et veille à la sécurité sur tout le territoire français (cf. son site web http://cyber.gouv.fr).

Exemples de réalisations

  • ANSI/IEEE 802.3 : Carrier Sense Multiple Access/Collision Detection (CSMA/CD) (cf. chapitre Architecture réseau et interconnexion - section Gestion de la communication - Méthodes d’accès au support) ;

  • ANSI X3.135 : normalisation du SQL (Structured Query Language) ;

  • ANSI X3T9.5 : spécifications Fiber Distributed Data Interface (FDDI) (cf. chapitre Protocoles des réseaux MAN et WAN - section Interconnexion du réseau local - Fiber Distributed Data Interface (FDDI)) ;

  • normalisation pour le portage des langages FORTRAN, COBOL, C.

b. Union internationale des télécommunications (UIT)

Le Comité Consultatif International Télégraphique et Téléphonique (CCITT) a laissé place à l’Union...